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  • Marianne, Cécile : des lycéennes qui auraient aimé être comme les autres

    Le vendredi 22 Mars 2019, les élèves de 1ère STI2D et de Terminale ES du Lycée Léonard de Vinci à Levallois-Perret prêtent une oreille très attentive à deux témoins particulièrement captivants :

    Michel Catalano, accompagné de sa fille Marianne, dirigeant de l’imprimerie où, le 09 janvier 2015, viennent mourir les deux frères terroristes qui, deux jours auparavant, ont tué onze personnes dans les locaux de la rédaction de Charlie-Hebdo puis le policier Ahmed Merabet dans le XIème arrondissement de Paris.

    Catherine Vannier, la maman de Cécile, disparue à l’âge de dix-sept ans, lors de l’attentat du Caire le 22 Février 2009, alors qu’elle était élève de Terminale S dans ce lycée. C’est dire combien cette rencontre est importante !

    Des dates : 11 septembre et 07 janvier

    Michel Catalano se lance dans son témoignage, devant une assemblée d’élèves et professeurs concentrés et concernés :

    « Le 11 septembre 2001, j’ai créé mon entreprise, une imprimerie. Je constatais que le monde changeait, je n’imaginais pas que les bouleversements seraient aussi importants …

    Le 07 janvier 2015 c’était mon anniversaire et celui de mon père. Le 08 janvier, j’étais en retard au bureau j’avais oublié mon téléphone ce jour-là. Les deux terroristes étaient en cavale dans les environs de mon entreprise, mais ce matin-là aucun gendarme n’était présent sur les routes : je me suis dit que je ne risquais rien, tout en y pensant quand même.

    J’étais dans mon entreprise avec Lilian, mon employé, l’interphone a sonné : je pensais que c’était un commercial mais ne le voyant pas arriver, je me suis inquiété. J’ai vu deux hommes armés. Je me suis dit : « impossible ! ce ne sont pas eux ! » Mais si ! c’était les terroristes de Charlie Hebdo, j’ai dit à mon employé d’aller se cacher et j’ai avancé vers la porte où les deux hommes arrivaient, et moi j’avais la certitude de mourir. Ils ne m’ont pas tué et leur première question a été « vous nous reconnaissez ? », et j’ai répondu que oui. J’ai dialogué avec eux et j’ai appelé les gendarmes à leur demande.  Ils m’ont confirmé vouloir tuer un maximum de personnes et mourir ensuite.

    Marianne au lycée

    Michel donne la parole à sa fille Marianne qui a appris la nouvelle de la séquestration de son père alors qu’elle était en classe de B.T.S. au lycée :

    « J’ai eu l’information par les réseaux sociaux alors que j’étais en cours. J’ai appelé ma mère, qui m’a confirmé :  oui c’est chez nous ! Je suis sortie de la salle de classe, j’étais en larmes. J’ai été mise à part de ma classe et j’ai vu une psychologue dans mon lycée mais je ne pouvais pas rentrer chez moi alors que je le voulais. Les gendarmes sont finalement venus me chercher et m’ont fait porter un gilet par balles (ils pensaient que mon père était l’imprimeur de Charlie Hebdo et qu’ils nous visaient), ils m’ont couvert la tête en arrivant devant chez moi car il y avait une horde de journalistes qui y campaient. Ceux-ci nous ont harcelés, moi et ma famille, par téléphone.

    Nous avons eu le soutien de famille proche et vers 2h du matin mon père est rentré c’était le soulagement.»

    Je n’ai pas regardé la télévision pendant 5 à 6 mois

    Michel reprend le fil de sa pensée en évoquant les échanges de tirs. Pendant qu’il soignait l’un des terroristes blessé, il a demandé s’ils pouvaient le relâcher, ce qu’ils ont fait, « peut-être parce que j’ai su garder mon calme et prendre une posture non attendue pour eux. » Il sort en laissant son employé caché dans l’imprimerie. A 17h, l’assaut est lancé. Michel trouve ce moment interminable, « cela m’a semblé plus long que ma détention ».  Puis, de 17h à 2h du matin, les gendarmes interrogeront Michel.

    Le retour à la vie quotidienne est difficile. Toute la famille ne regarde pas la télé pendant 6 mois, « les gens ne me regardaient plus de la même manière, certains venaient me féliciter, me remercier. J’ai dû reconstruire mon entreprise et me reconstruire. Les cauchemars sont néanmoins encore présents. »

    « Je trouve ces interventions utiles pour vous, les lycéens ! Profitez de la vie et n’ayez pas peur du terrorisme, sinon ils auront gagné. »

    Catherine VANNIER : La vie s’arrête d’un seul coup

    « Je suis très émue devant vous. Cécile, ma fille est partie en colonie de vacances en février 2009 avec la ville de Levallois. Au départ de ce voyage, j’ai dit à l’une des animatrices « faites attention au souk », j’étais inquiète mais j’ai laissé partir Cécile. J’avais des nouvelles tous les jours. Le soir du 22 février, j’ai appris aux informations, à la télévision, qu’il y avait eu un attentat au Caire. Le Caire est immense : impossible que ce soit la colonie de Cécile ! Ils devaient repartir tôt le lendemain, ils sont à l’hôtel. J’ai appelé les services de la ville de Levallois et une dame m’a dit : « Ce sont les jeunes de Levallois » J’ai couru jusqu’à la mairie avec Jean-Luc, mon mari,  et mon papa, nous étions les premiers arrivés, 2h se sont écoulées avant qu’on nous annonce que Cécile était décédée dans l’attentat.

    La vie s’arrête d’un seul coup. Je me suis demandé comment et pourquoi Cécile. Un psychologue est venu nous voir à la mairie mais on ne l’écoutait pas, il ne pouvait rien pour nous. Nous sommes rentrés chez nous seuls et nous avons vu des journalistes en bas de chez nous, des gendarmes nous ont fait passer pour les éviter. A 3h du matin, des policiers sont venus frapper à notre porte pour nous donner l’acte de décès de Cécile. Nous voulions aller en Egypte chercher Cécile.

    Je ne croyais pas encore à sa mort.

    Nous sommes partis le lendemain matin. Nous sommes ensuite rentrés avec Cécile et son cercueil en France. Depuis dix ans, ma porte est toujours restée ouverte pour les amis de Cécile, je maintiens le lien avec eux, ils étaient encore présents pour la cérémonie des 10 ans de l’attentat en février dernier. J’ai besoin des jeunes, je pense avoir un message porteur : profitez de la vie et n’ayez pas peur du terrorisme, sinon ils auront gagné. Je suis contente de vous parler ».

    Discussion

    Les élèves ont ensuite pu poser des questions, qui ont été nombreuses. Le dialogue et la confiance se sont installés entre les lycéens et les témoins :

    Question de Rick : Comment les journalistes ont-ils eu vos numéros et vos adresses ?

    Michel : Un ami m’a dit qu’ils lui ont proposé 300€ pour avoir mon numéro. C’est leur métier… C’est violent comme intrusion dans votre intimité. C’est un traumatisme supplémentaire.

    Question de Kenza : Est-ce que vous détestez une communauté ? ou faites des amalgames ?

    Michel : Au début, dès que je voyais un « barbu » j’avais une réaction épidermique et mon corps se crispait. Plus maintenant ! J’ai mené un combat interne avec aussi l’aide d’un psychologue. Le racisme, jamais je ne le laisserai m’envahir. Je suis le fils d’immigrés italiens.

    Catherine : Cécile avait des copains musulmans et je les vois toujours. Nous sommes très proches de Mohamed, son animateur au Caire qui s’est occupé d’elle jusqu’à la fin.

    Jean-Luc : Je n’ai jamais fait d’amalgames. J’avais deux copains musulmans avec qui je prenais un café avant d’aller travailler. Quand je suis retourné au travail après l’attentat, ils m’ont demandé « Tu vas continuer à nous parler ? », je leur ai répondu que je faisais la différence entre ceux qui ont tué ma fille et la religion musulmane.

    Question de Léa : Est-ce que vous avez voulu changer de vie ou de pays ?

    Catherine : Cécile aimait Levallois. Nous y sommes restés.

    Michel : J’avais une boule au ventre en allant au travail. Ma femme voulait partir, mais j’aime mon entreprise et ma ville, alors pourquoi partir ? Je n’ai aucun regret.

    Marianne : J’aurai suivi ma famille coûte que coûte.

    Pourquoi vous ont-ils épargné ?

    Michel : Ma mère priait beaucoup, elle vous dirait que peut être grâce à elle un miracle est arrivé ! J’ai su aussi garder mon calme et me mettre dans une bulle. J’ai pris une posture assurée, les terroristes étaient plus jeunes que moi. J’ai plusieurs fois pris le dessus sur eux, verbalement. C’est maintenant que le mot « vie » prend tout son sens : je suis content d’être en vie.

    Yasmine, une jeune lycéenne intervient alors pour saluer le courage de Michel et Catherine, pour avouer l’admiration qu’elle leur porte. La mort peut frapper à tout moment, il est donc important de profiter de chaque instant et oublier les choses futiles. Elle se rappelle la foule silencieuse et dense présente à l’enterrement de Cécile, elle était alors à l’école primaire.

    Vous avez revu l’animatrice à laquelle vous aviez parlé avant le départ de Cécile et est-ce que vous lui en voulez ?

    Catherine : Oui je l’ai revue, elle s’appelle Stéphanie. Je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. Au contraire, nous sommes désormais très proches.

    Question de Valentin : Vous vivez pour honorer la mémoire de Cécile, ou pour vivre votre vie ?

    Catherine : Vivre, pour nous, est un combat difficile. Nous sommes devenus résilients, c’est-à-dire que nous n’oublierons jamais. Nous vivons pour honorer sa mémoire. Nous ne voulons plus du terrorisme. Cécile nous aide et nous protège. Nous voulons maintenant aider les autres.

    Michel intervient, expliquant qu’il préfère la force de l’intelligence, car la haine et la violence sont un échec.  Il explique également que l’AfVT est importante car elle les aide aussi à avancer.

    Question de Rick : L’interrogatoire jusque 2h du matin c’est un peu long ?

    Michel : Oui très long, ils me faisaient répéter plusieurs fois la même chose pour voir si je donnais les mêmes réponses. J’ai trouvé cet interrogatoire assez violent après ce qui venait de se passer. J’ai eu un choc post-traumatique. Le lendemain, je suis allé comme tout le monde à la cellule psychologique de ma ville.

    Question de Chris : Vous avez plus souffert des réactions des gens ou de l’attentat en lui-même ?

    Michel : L’attentat est bien pire que des réactions inappropriées et maladroites … La maladresse humaine entraîne la violence. Mais la plupart des gens sont compréhensifs et bienveillants. J’ai reçu plus de 15 000 lettres du monde entier pour me soutenir et aider à la reconstruction de mon entreprise : ça m’a touché !

    Question de Rick : Vous sentez vous abandonnés par la justice ?

    Catherine : Oui. Dans notre dossier nous avons eu plusieurs juges successifs, quatre je crois. Et à chaque fois, ils nous promettent des choses et ne les font pas. L’instruction est toujours en cours depuis dix ans maintenant. Pour l’instant la justice n’est pas rendue.

    Michel : Concernant mon dossier, j’ai déposé une plainte, un procès aura lieu et j’irai.

    Question d’Arthur : Est-ce que le rôle de l’association, c’est de mieux prendre en charge les victimes ?

    Chantal : Oui. L’AfVT a un rôle d’accompagnement psychologique et judicaire mais aussi mémoriel. Le but est surtout de tisser des liens entre les différentes victimes du terrorisme.

    Michel et Catherine : L’association est importante, elle nous aide aussi à avancer.

    Question de Valentin : Catherine, vous ne voulez pas rendre justice vous-même ?

    Catherine : Je me fie encore à la Justice de notre pays, un procès aura lieu et la Justice nous sera rendue, voilà ce que je veux et continue d’espérer. Même si, de nos jours, les terroristes encourent une très légère peine, ressortent de prison et recommencent.

    Question de Charles : Michel, quel a été votre sentiment quand vous avez eu le président de la République au téléphone ?

    Michel : Au début, ça fait tout drôle mais je savais que c’était éphémère. J’ai pris du recul et j’ai relativisé.

    Question de Victoria : Catherine, vous êtes allée sur les lieux de l’attentat de votre fille ?

    Catherine : Oui, trois mois après l’attentat, j’avais besoin d’y retourner. Et au mois de mars 2017, nous sommes partis avec certains enfants et parents et une délégation de l’AfVT pour poser une plaque en mémoire de Cécile à l’ambassade de France en Egypte.

    Michel dit qu’il demeure impressionné par la détermination et la préparation des terroristes et il ajoute : « on se dit toujours que ça n’arrivera jamais. Maintenant, je suis très sensible à tous les attentats dans le monde. »

    La discussion entre Michel, Marianne, Catherine, Jean-Luc, les deux professeures et les élèves s’est poursuivie longtemps dans le hall du lycée, en toute amitié.

     

    MERCI

    A nos quatre témoins.

    Aux élèves de 1ère STI2D et de Terminale ES du Lycée Léonard de Vinci de Levallois

    A Juliette Bour et Laétitia Paeme-Chassat, professeures

    A Angélique Hanany, Proviseure adjointe

    A Mélanie Berthouloux-Dizin, qui a pris en notes les éléments de cette rencontre

    A nos partenaires

     

  • N’oublions pas les victimes de l’attentat du 22 février 2009

    Soutenir le projet: https://www.helloasso.com/associations/association-francaise-des-victimes-du-terrorisme/collectes/attentat-du-caire-deja-10-ans

    Le 22 février prochain aura lieu à Levallois le Gala solidaire en soutien aux victimes du terrorisme : UNIS POUR UN OUI CONTRE LE TERRORISME

    Message du collectif :

    Nous sommes Levalloisiens et parents de Cécile Vannier tuée dans l’attentat du Caire le 22 février 2009. Dans le cadre d’un voyage organisé par la ville de Levallois, le 16 février 2009 notre fille et 53 autres adolescents avec leurs 7 accompagnateurs partaient pour une semaine de vacances en Egypte.

    Ce séjour de vacances a tourné au drame : la veille de leur retour en France, le dimanche 22 février 2009, à 17h45, ils s’étaient tous regroupés sur la place Khan Al-Khalili autour de leurs animateurs pour écouter les consignes de sécurité avant de se rendre dans le souk khan el khalili pour acheter leurs derniers souvenirs, lorsqu’un acte terroriste a bouleversé leurs vies.

    La déflagration de la bombe a causé des dommages physiques et psychologiques considérables, 24 personnes ont été blessées dont 17 jeunes du groupe. Cécile, notre fille unique âgée de 17 ans, a succombé à ses blessures 20 minutes plus tard.

    Nous, jeunes, familles et animateurs, avons dû apprendre à vivre avec cette tragédie. Cécile a pris une place dans le cœur de chacun nous laissant en héritage : sa sensibilité artistique, culturelle, son altruisme et sa joie de vivre.

    Quelques jours après cette tragédie, les jeunes du lycée de Léonard de Vinci et les jeunes victimes ont pris l’initiative de planter un olivier sur la ville de Levallois dans le parc de la Planchette. Un olivier, symbole de paix et de sagesse qui près du buste de Cécile prend toute sa dimension en grandissant avec force au fil des années.  Chaque 22 février, ce lieu est devenu pour les victimes et leur famille un lieu de recueillement, de mémoire, de retrouvailles et de partage.

    Le 22 février 2019 marquera 10 ans, 10 ans que, jeunes, animateurs et parents, nous arpentons un chemin de résilience.

    Le programme  

    La commémoration débutera par une marche. Sont prévues des prises de paroles, un temps de recueillement et le dépôt de bougies et de roses blanches, l’objectif étant de rapprocher et réunir les victimes d’autres attentats et leurs associations. Nous souhaitons organiser une action solidaire et fédératrice.

    Nous nous rassemblerons ensuite lors d’une création artistique unique associant le chant, la danse et l’expression scénique pour transmettre notre histoire et 10 ans d’un chemin de reconstruction post attentat en véhiculant des messages forts et les valeurs suivantes : solidarité, partage, mémoire, vérité, justice qui sont les fondamentaux pour avancer sur un chemin de résilience.

    Soutenir le projet: https://www.helloasso.com/associations/association-francaise-des-victimes-du-terrorisme/collectes/attentat-du-caire-deja-10-ans

  • Remise de la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme

    Chers lecteurs,

    Vous trouverez ici le discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, lors de la Remise de la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme qui a eu lieu à l’Hôtel de Matignon, le mercredi 13 novembre 2018.

  • Qui sommes-nous | Organisation | Les Membres

    –  Bureau de l’Association

    suite à l’Assemblée Générale du 28 mai 2016

     

      Présidente
    Madame Danièle KLEIN, membre titulaire, chef d’entreprise de relations presse.
    A perdu son frère, Jean-Pierre KLEIN, dans l’attentat contre le DC10 d’UTA, au-dessus du désert du Ténéré (Niger), le 19 septembre 1989.
    Vice Président

    Monsieur Raphaël SAINT VINCENT, membre solidaire.

     Secrétaire-général
    Monsieur Yann REVOL, membre titulaire, avocat.
    Victime de l’attentat contre le Petit Cambodge le 13 novembre 2015 (Paris).

     

    Trésorier
    Monsieur Jean-Brice de TURCKHEIM, membre solidaire, expert-comptable & commissaire aux comptes.

     

    – Autres Administrateurs

    suite à l’Assemblée Générale du 28 mai 2016

     

      Madame Chantal ANGLADE, membre titulaire, enseignante.
    Sa fille, Malou, a été blessée lors de l’attentat contre un groupe d’adolescents français au Caire (Egypte), le 22 février 2009.
     cvMelanieBerthouloux Mademoiselle Mélanie BERTHOULOUX, membre titulaire.
    Blessée lors de l’attentat contre un groupe d’adolescents français au Caire (Egypte), le 22 février 2009.
    Pupille de la Nation.
      Monsieur Xavier CAPDEVIELLE, membre titulaire.
    Son père a été grièvement blessé dans un attentat survenu à son domicile le 26 août 1976 à Buenos Aires (Argentine).
    Entrepreneur de BTP et représentant d’un constructeur aéronautique français en Amérique du Sud. Ancien élève de l’IEA Paris.
    Réside aux Etats-Unis depuis 1991.
    Délégué Amérique du Nord de l’AfVT.org.
     cvValeryDenoixdeSaintMarc Maître Valéry DENOIX de SAINT MARC, membre titulaire, arbitre international, avocat au Barreau de Paris et au Barreau de Berlin, avocat associé August & Debouzy, négociateur dans l’affaire du DC10 d’UTA.
     cvPierreFrancoisIkias Monsieur Pierre François IKIAS, membre titulaire, chef d’entreprise.
    A perdu son frère, Fleury le Prince IKIAS, dans l’attentat contre le DC10 d’UTA, au-dessus du désert du Ténéré (Niger), le 19 septembre 1989.
     cvChristianeLombard Madame Christiane LOMBARD, membre titulaire.
    A perdu sa fille, Catherine LOMBARD, dans l’attentat du Café Argana, le 28 avril 2011 à Marrakech (Maroc).
    Déléguée Sud-Ouest de l’AfVT.org.
    photo-Annick-Perrine

    Madame Annick PERRINE, membre titulaire.
    A perdu son mari, Jean-Michel PERRINE, dans l’attentat contre l’avion du Président du Rwanda, au-dessus de Kigali (Rwanda), le 6 avril 1994.

    cv_Samuel_SANDLER Monsieur Samuel SANDLER, membre titulaire.
    A perdu son fils, Jonathan, et ses petits-enfants, Arié et Gabriel, le 19 mars 2012, dans un attentat antisémite perpétré à Toulouse (France).
     

     

     

     

     

    – Comité scientifique

    Certains spécialistes, membres solidaires, membres titulaires ou représentant de membres associés constituant le Comité scientifique. Ils sont invités à assister au Conseil d’Administration et à participer aux actions de l’association.

     

     photo-Antoine-Alexiev Maître Antoine ALEXIEV, membre solidaire, avocat au Barreau de Paris, membre d’Avocats du Monde, défenseur des « infirmières bulgares et du médecin palestinien » (Libye).
      Monsieur Jean-Jacques BEAUSSOU, membre solidaire, diplomate.
    Ancien Ambassadeur de France en Libye. Ambassadeur de France au Pérou.
     cvGeraldineBergerStenger Maître Géraldine BERGER-STENGER, membre solidaire, avocat.
    Domaines d’intervention : droit pénal et droit des pensions militaires d’invalidité.
    Master 2 en sécurité internationale et défense.
      Maître Michel BERTIN, membre solidaire, avocat au Barreau de Paris.
      Monsieur Jean-Louis BRUGUIÈRE, membre solidaire, ancien magistrat anti-terroriste, ancien Premier vice-président du tribunal de grande instance de Paris, chargé de l’instruction et de la coordination de la section antiterroriste (1995-2007), spécialiste du terrorisme international.
      Maître Antoine CASUBOLO FERRO, membre solidaire, avocat au Barreau de Paris.
      Maître Constance DEBRÉ, membre solidaire, avocat au Barreau de Paris.
    2ème Secrétaire de la Conférence.
      Madame Nathalie FUSTIER, membre titulaire, spécialiste du monde arabe.
    Victime de l’attentat contre les bureaux de l’ONU à Bagdad (Irak), le 19 août 2003.
     cvDanHazan Monsieur Dan HAZAN, membre solidaire, avocat au Barreau de Paris.
    Ancien Secrétaire de la Conférence.
      Général (2S) Raymond KUNTZMANN, membre solidaire, a quitté l’activité en 2003 et appartient à la deuxième section des officiers généraux de l’armée de terre.
    Au cours de sa troisième affectation au 8èmeRima de Castres, en mission au Tchad dans le cadre de l’opération Epervier, il a été parachuté dans le désert du Ténéré (Niger) à la tête d’un élément de ce régiment, suite à l’attentat contre le DC10 d’UTA (septembre 1989).
    Il a commandé le détachement franco-nigérien qui avait pour mission de relever les corps des victimes, faciliter le travail des enquêteurs et experts, puis de récupérer des débris nécessaires à l’enquête. Officier de la Légion d’Honneur et Commandeur de l’Ordre national du Mérite.
      Monsieur Jean-Louis NORMANDIN, Président de « Otages du Monde ».
      Maître David PÈRE, membre solidaire, avocat au Barreau de Paris.
    Chargé d’enseignement en droit pénal des affaires, Université de Paris X-Nanterre.
     cvMarieSolangePoinsot Madame Marie-Solange POINSOT, Présidente de l’association « Les Amis de Ghislaine Dupont », membre associé.
    Mère de Ghislaine Dupont, journaliste radio assassinée à Kidal (Mali) le 2 novembre 2013 avec son collègue technicien Claude Verlon.
     cvMohamedSifaoui Monsieur Mohamed SIFAOUI, membre titulaire.
    Journaliste d’investigation, écrivain et réalisateur.
    Auteur de plusieurs ouvrages sur le djihadisme.
    En février 1996, il échappe à un attentat à la bombe qui détruit le quotidien « Le Soir d’Algérie » et tue 65 personnes dont 3 journalistes.
     Dominique_SZEPIELAK Monsieur Dominique SZEPIELAK, membre solidaire.
    Psychologue clinicien, psychothérapeute.
    Officier de réserve de la Marine Nationale.
     cvMichelWieviorka Monsieur Michel WIEVIORKA, membre solidaire.
    Sociologue et spécialiste du terrorisme.
    Administrateur de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH).
      Docteur Pierre ZANGER, membre solidaire, psychiatre, psychanalyste.
    AIHP, médecin adjoint à l’Institut de Puériculture et de Périnatalogie de Paris, vice-président de Varenne 39 (association au service des usagers en santé mentale publique du 7ème arrondissement), enseignant à Paris VII-Diderot et co-créateur du DU des Addictions, professeur à l’Inseec en Psychopathologie du Travail.
  • FRANCE – Attaques en série – Orly, Stains & Vitry-Sur-Seine

    Déroulé des faits

    Le samedi 18 mars 2017, vers 6h50 du matin, un individu est contrôlé à Stains, Seine-Saint-Denis, par une patrouille de police. L’individu sort alors un pistolet à grenaille et blesse un policier au visage avant de prendre la fuite. Les policiers tentent alors de le neutraliser en ouvrant le feu, sans succès.

    Vers 7h40 du matin, l’individu alors recherché entre dans un bar de Vitry-sur-Seine dont il était habitué. Il ouvre alors le feu devant une dizaine de témoins ne faisant, fort heureusement, aucun blessé grave. Il menace ensuite de séquestrer les clients de l’établissement en faisant référence à « Allah » mais décide finalement de s’enfuir.

    L’individu, toujours recherché, braque ensuite à Paris un véhicule occupé par deux particuliers et grâce auquel il se dirigera vers l’aéroport d’Orly.

    A 8h22, l’homme entre dans le hall A du Terminal Sud d’Orly avant d’y jeter son sac contenant un bidon d’hydrocarbure puis de s’attaquer à une femme militaire alors en patrouille. L’assaillant menace la militaire en lui plaçant son arme à grenaille sur la tempe. Au moment où les deux autres militaires composant la patrouille prennent conscience de la situation, l’individu les menace en criant : « posez vos armes ! mains sur la tête ! je suis là pour mourir par Allah. De toute façon il va y avoir des morts ».

    Parvenant à s’emparer du FAMAS de la militaire entravée, l’individu est neutralisé in extremis par les deux autres soldats.

    La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie.

    Profil de l’individu

    L’individu est rapidement identifié. Il s’agit de Zyhed Ben Belgacem, Français d’origine tunisienne âgé de 39 ans. Il était connu des services de police pour des infractions de droit commun mais, bien que signalé comme radicalisé dès 2010, n’avait pas fait l’objet d’une fiche S.

    Les analyses toxicologiques réalisées sur sa dépouille ont montré qu’il était sous l’influence de l’alcool et du cannabis.

    Motifs de l’attaque

    L’attentat n’a pas été revendiqué. Il est encore difficile de déterminer avec certitude si les motivations de l’individu ont un fondement purement djihadiste ou s’il s’agit d’un trouble psychiatrique, ou alors s’agit-il des deux.

  • Attentat du 8 juin 2009 à Sainte-Enimie

     

    Rappel des faits

    Le 8 juin 2009, deux activistes présumés de l’organisation ETA, pour se soustraire à une arrestation consécutive à une succession de vols de véhicule, blessent par arme à feu un gendarme, M. Robin CHAMPETIER, à Sainte-Enimie (Lozère).

    Arrestation

    Le 8 juillet 2009, la brigade de recherche et d’intervention de Bayonne est alertée au sujet d’un véhicule garé sur le parking d’un restaurant et dont la plaque d’immatriculation paraît suspecte. A 15h30, trois individus sortent du restaurant, montent dans le véhicule et font route en direction de Tarbes. Ils sont aussitôt pris en filature.

    Les fonctionnaires de la brigade de recherche et d’intervention de Bayonne procèdent peu après à l’interception du véhicule et à l’interpellation de ses occupants. Ceux-ci crient : « GORA ETA » (Vive ETA) et « JOKATE » (Jusqu’au bout) avant de s’enfermer dans le silence et de refuser de décliner leur identité.

    La présence de nombreuses empreintes permet cependant de les identifier et d’attester que les deux hommes interpellés sont ceux ayant ouvert le feu sur M. CHAMPETIER.

    Procédure judiciaire

    Une information judiciaire a été ouverte le 8 juillet 2009 contre Iurgi GARITAGOITIA SALEGUI, Itziar PLAZA FERNANDEZ, Asier BORRERO TORIBIO pour les chefs de :

    • Détention de plusieurs faux documents administratifs.
    • Détention d’armes et de munitions de 1ère ou 4ème catégorie en bande organisée.
    • Port et transport en réunion d’armes et de munitions de 1ère ou 4ème catégorie.
    • Recel en bande organisée de vol commis avec arme, séquestration et en bande organisée.
    • Recel en bande organisée de vol.
    • Vol en bande organisée.
    • Usage de fausses plaques minéralogiques.
    • Recel en bande organisée de vol commis avec arme, séquestration et en bande organisée.
    • Recel en bande organisée de faux en écritures privées.
    • Tentative de vol en bande organisée.

    Toutes infractions individuelle ou collective en relation à titre principal ou connexe avec une entreprise ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur et association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme.

    Le 4 juin 2015, la Cour d’assises a condamné M. Iurgi GARITAGOITIA SALEGUI à 15 ans de réclusion criminelle, M. Asier BORRERO TORIBIO à 13 ans et Mme Itziar PLAZA FERNANDEZ à 12 ans.

    Ces trois membres de l’organisation ETA sont interdits de territoire.